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à propos de la rentrée littéraire
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Et si on parlait de la rentrée littéraire ?

J’ai eu l’occasion de discuter récemment avec un libraire (de la librairie Richer, pour ne pas donner de nom) à propos de la rentrée littéraire. Voilà les faits que j’en ai retenus, qui intéresseront autant les lecteurs que les auteurs.
à propos de la rentrée littéraire

La rentrée littéraire en chiffres

chiffres rentrée littéraire
Chaque année, entre mi-août et octobre, ce ne sont pas des dizaines de titres qui paraissent, mais des centaines… Oui, rien que ça ! Parmi eux, il y avait, en 2017, 81 nouveaux romans. Autant dire que ce n’est pas très facile de parvenir à se faire remarquer dans cette avalanche de titres qui arrivent en librairie.
Mais, justement, parviennent-ils tous sur les rayons et les tables de nos libraires préférés ?
D’après le libraire, quand un éditeur sort quelques dizaines de titres pour la fin de l’été, il n’en présente réellement que cinq ou six aux libraires. Oups ! Et double-oups quand on sait que le libraire va sans doute lui-même effectuer une sélection parmi ces ouvrages.
À leur décharge, il est presque impossible de tous les lire : même moi, qui suis une dévoreuse de livres, je ne lis pas 500 romans par an… et encore moins sur deux mois !
Mais, dans ce cas, comment être mis en avant ?

Faites vos jeux… et vos choix

Pour cette fameuse rentrée littéraire, les éditeurs aiment mettre en avant des titres qui sont susceptibles d’être nominés pour des prix, voire d’en remporter. Goncourt, Renaudot, Fémina… Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, n’est-ce pas ?
Certains auteurs sont aussi invariablement attendus en septembre, comme Amélie Nothomb, toujours ponctuelle.
Mais pour les autres, est-ce vraiment une si bonne affaire que cela de paraître à cette période de l’année ? Quelle chance a réellement un titre d’arriver jusque dans les mains des lecteurs (et de devenir un best-seller, par exemple ?).
le jeu de la rentrée littéraire
Ce n’est pas qu’une histoire de hasard, même s’il entre aussi en ligne de compte. Les libraires sont très fiers de pouvoir dire, à propos d’un auteur « celui-là, c’est moi qui l’ai découvert en premier », et de participer à son succès. La qualité du titre, le bouche-à-oreille, la présence au bon moment… Tout cela a son importance.
Parce qu’il faut bien reconnaître que les éditeurs, particulièrement les plus gros, n’ont pas les moyens humains ni financiers de défendre tous leurs titres avec la même vigueur.
D’un point de vue personnel, je trouve tellement dommage de publier un ouvrage pour ne pas lui donner ensuite toutes ses chances. J’entendais dire récemment que le nombre de ventes moyen d’un roman, en France, tous auteurs confondus, était de 350 exemplaires. Ce qui signifie que, dans de nombreux cas, les éditeurs ne gagnent même pas d’argent en les publiant ! Alors, certes, on peut toujours imaginer qu’ils continuent par amour des textes, mais dans ce cas-là, encore une fois, pourquoi ne pas aller au bout de la démarche au lieu de les laisser dépérir de leur petite mort ?

La rentrée littéraire, une bonne affaire ?

Ce que j’en retiens, personnellement, c’est que voir son titre inscrit au catalogue d’un éditeur en septembre est loin d’être une garantie de réussite pour la survie du livre.
Mais peut-être que vous avez une autre opinion sur la question, ou un éclairage différent à m’apporter. Je suis curieuse de toutes les expériences que vous auriez à me communiquer sur le sujet…
 
 

de quoi dépend le succès d'un livre
éditions, Vie d'auteur

À partir de quand peut-on dire qu’un livre a du succès ?

Le succès… Voilà bien un terme vague qui représente tout un tas de rêves et de fantasmes pour bon nombre de personnes. Quels sont les signes du succès, à partir de quand peut-on dire que l’on en a et faut-il toujours en avoir plus ? Autant de questions que de nombreux artistes se posent (de ce point de vue là, les auteurs n’ont rien à envier aux célébrités qui sont placardées dans les entrées des cinémas).
Je me suis penchée sur cette question. Du point de vue littéraire uniquement (même si, là encore, le terme littéraire est à prendre au sens large… Disons du point de vue de l’écrit).
de quoi dépend le succès d'un livre

Un best-seller, c’est un tirage de combien d’exemplaires ?

J’avoue, sans aucune honte, que je suis la première à dire « le jour où j’écrirai un best-seller, je… » (me payerai une femme de ménage, terminerai d’aménager mon jardin, partirai plus souvent en voyage… Merci de ne rayer aucune de ces mentions, toutes aussi utiles les unes que les autres).
Je prononce cette phrase avec beaucoup d’autodérision, mais il n’empêche que j’ai un tout petit peu envie d’y croire quand même. Je ne vais pas vous mentir : si je pouvais vivre de l’écriture (ce que représente pour moi un best-seller), je serais ravie. Et c’est certainement le cas pour la plupart des auteurs.
Mais c’est quoi un best-seller ?
Si l’on s’en tient au chiffre des ventes, les palmarès sont impressionnants : en 2016, l’auteur le plus vendu en France a vu partir 1 833 300 exemplaires de ses œuvres. Ce qui est plutôt pas mal, du moins en résultats financiers (je ne parlerai pas ici de la valeur ou non des ouvrages qui se vendent bien. Il est depuis longtemps établi que cela n’a qu’un impact relatif sur les ventes).
Vous savez pourtant ce qui rend ce nombre encore plus époustouflant ? C’est que l’on commence à parler de best-seller dès qu’un titre dépasse quelques milliers de ventes (5 000 en moyenne). Ce chiffre dépend bien sûr du genre de l’ouvrage, certains se vendant mieux que d’autres.
Néanmoins, si vous entendez dire qu’un roman a dû être réédité parce que le premier tirage s’est révélé insuffisant, c’est plutôt bon signe pour l’auteur…

Et le tirage moyen, il est de combien ?

Le tirage moyen dépend évidemment des moyens des maisons d’édition. Certaines peuvent se permettre d’investir plus en masse. Il varie aussi selon la notoriété de l’auteur ou la confiance qu’a l’éditeur en sa réussite.
Une chose est sûre : ce tirage ne cesse de diminuer d’année en année, alors même que le nombre de titres produit augmente.
Mais passons aux chiffres : en 2015, selon les sources, le tirage moyen se situe entre 5 000 et 7 500 exemplaires.
On pourrait donc en déduire que tout best-seller est un titre qui nécessite une réédition tellement le public s’est précipité dessus (et là, je ne peux m’empêcher d’imaginer une horde de personnes se jetant sur les livres et donnant des coups de coude pour être les premiers à attraper leur « précieux »… Oui, je sais, je rêve).
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Cependant, ce résultat ne concerne que l’édition dite « classique ». Dès qu’il s’agit d’impression à la demande ou d’édition numérique, il n’y a pas de tirage initial.
Voilà qui complique donc la recherche de ce qui fait un best-seller.

Un best-seller en auto-édition, c’est possible ?

Voyons un petit peu ce qu’il en est. Aujourd’hui, les maisons d’édition traditionnelles scrutent les ventes des auteurs indés. Pourquoi ? Pour leur racheter illico presto leurs droits dès qu’un titre semble attirer les faveurs du public. Certains considèrent qu’ils cèdent à la facilité, en oubliant leur devoir de « découvreur de talent », d’autres ajoutent que le succès n’est pas lié à la qualité… Peu importe, nous n’allons pas nous mentir : l’édition, c’est aussi du commerce. Et si cela fonctionne, après tout, pourquoi les éditeurs devraient-ils se priver de cette manne ? Comme le rappelait récemment un éditeur lors d’une conférence : la réussite de certains gros titres leur permet de financer aussi des ouvrages d’auteurs inconnus, plus risqués, qu’ils ont également à cœur de défendre. Vu comme ça, c’est déjà plus intéressant n’est-ce pas ?
Mais comment étudier les chiffres de vente d’un autoédité ? À partir de quand considère-t-on qu’il a réussi son pari ? Quand il rentre dans le top 100 d’Amazon ? Dans le top 10 ? Quand il y reste un temps suffisamment long ?
Avouez que ce n’est pas toujours facile à déterminer… D’après plusieurs études, les stars de l’auto-édition dépassent les 10 000 exemplaires, principalement en format numérique, moins cher que le format papier. C’est à ce stade qu’ils sont contactés par des éditeurs. Ils font d’ailleurs un pari : personne ne peut garantir que les ventes sont réussies. Ce n’est pas le même acte de dépenser 2,99 € ou d’en donner 16 € pour un livre papier. Cependant, le marketing se basant sur des phrases telles que « ce livre est déjà un succès » semble toujours efficace de nos jours.

Le succès se mesure-t-il uniquement en chiffres ?

Si je m’arrête quelques instants sur ces considérations, je suis surtout étonnée de voir l’importance des chiffres dans un univers aussi littéraire. Il n’y aurait donc que cela qui compte ? Et le succès d’estime, les marchés de niche, l’idée de ne pas vendre beaucoup, mais aux personnes à qui le livre va vraiment plaire ?
le succès n'est pas une question d'argent
Ah oui, mon banquier intervient pour me dire que c’est bien joli tout ça, mais que ce n’est pas avec trois commentaires élogieux que je vais payer mon loyer…
Certes, certes (cela dit, si vous voulez commenter mes livres sur Amazon, il paraît que c’est bon pour votre karma… et pour m’aider à me faire connaître).
Néanmoins, je vous avouerais que quand quelqu’un me dit « j’ai adoré ton roman », cela fait naître beaucoup plus de papillons dans mon ventre que quand je vois que j’ai réalisé une vente de plus.
Et si, finalement, le succès dépendait essentiellement des repères que l’on se fixe soi-même ? Quand on commence comme auteur, vendre cinquante romans c’est déjà énorme ! Cela représente tellement de lecteurs qui vont découvrir notre univers et qui ne l’auraient jamais connu si le livre était resté enfermé dans le tiroir de notre imagination.
Parce que ce que j’aime moi, c’est créer tout un monde, pas le vendre. Et ce petit endroit spécial, inclus dans les pages de mes livres, je considère déjà qu’il a du succès si quelques personnes ont envie de s’y promener avec moi.
Pour moi, le succès, ce n’est pas se mesurer aux autres pour savoir qui a le plus gros chiffre de ventes. Je n’apprécie pas plus un livre parce que des milliers de personnes l’ont aimé avant moi. Le succès, c’est plaire à quelqu’un que je ne connais pas et qui me découvre. D’un point de vue humain, cela me suffit.
le succès depend ce qu'on met dedans
Oui, je voudrais vendre suffisamment pour pouvoir passer ma vie à écrire. Mais je n’écris pas pour gagner de l’argent. La nuance est là. Et j’espère qu’elle sera toujours présente en moi !
Mais je suis curieuse… Pour vous, c’est quoi le succès ?

planning de rentrée - Mélanie De Coster
Vie d'auteur

Mon planning de rentrée

On a déjà passé la mi-septembre et je ne vous ai pas encore parlé de mon planning de rentrée. Ce qui peut signifier

A/ que je suis très mal organisée

B/ que je suis débordée.

Et je crois bien que, au moins pour cette fois, c’est l’option B qui s’applique. Faisons un peu le point ensemble.
planning de rentrée - Mélanie De Coster

1. Mes nouvelles sorties

Je vous ai déjà longuement présenté mon carnet de gratitude. Cet outil, idéal pour tous ceux qui ont envie de garder de bons souvenirs de leur vie, est disponible à la vente.
couverture carnet de gratitude
Vous pouvez le commander en librairie (n’hésitez pas à aller le demander à votre libraire préféré et parlez-lui de moi au passage) ou via internet.
Il est tout beau, tout frais… Ce serait dommage de passer à côté !
Par ailleurs, De l’autre côté des mondes poursuit sa nouvelle vie. Après une toute nouvelle couverture, qui a fait l’objet de sondages sur ma page Facebook, il est maintenant disponible en anglais (en format papier comme numérique) sous le titre Far side of the Universe. Je vais bientôt m’occuper de sa promotion de l’autre côté des mers et des océans, ce qui devrait également me demander un minimum de temps.
Far Side of the Universe Melanie De Coster   Mélanie De Coster De l'autre côté des mondes
Et il sera prochainement proposé en espagnol (je dois encore retravailler la couverture pour cette dernière version, mais le texte est finalisé). Voilà qui bouclera la bouche après ma conférence en Espagne il y a un an et demi !

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2. Les projets terminés… et en attente d’éditeurs

De Biblioteca est entre les mains de plusieurs éditeurs en ce moment, directement contactés par mon agent. Avec mon impatience naturelle, c’est très long d’attendre de recevoir un coup de téléphone ou un mail pour savoir qui va le retenir. J’ai hâte de pouvoir vous annoncer une date de publication.

Un prequel exclusif de De Biblioteca pour tout abonnement à la newsletter.

Lettres du Kansas a quant à lui passé les étapes des bêta-lectures, avec un résultat positif et enthousiaste. Je viens de le proposer à mon agent et j’attends son avis.

3. Les projets dans les cartons

Le meilleur moyen, selon moi, pour gérer l’impatience générée par les attentes de réponse, c’est de commencer de nouveaux projets.
En cours, j’ai donc :

  • un nouveau roman, dont une cinquantaine de pages sont déjà écrites. Toujours pour les adolescents, on y parle d’amour et de la peur de vieillir (je ne vous en dirai pas plus pour le moment) ;
  • un conte pour enfants, ou plus exactement une revisite d’un conte traditionnel. J’ai rédigé le plan de l’histoire et les différentes étapes, mais le texte s’annonce un peu plus long que celui d’un album traditionnel. J’ai encore beaucoup de travail à effectuer dessus ;
  • l’envie d’écrire un texte pour un public plus jeune que mes derniers écrits, axé sur mes préoccupations du moment (place des femmes dans le monde, solidarité, ouverture d’esprit…). Pour le moment je laisse tout cela cogiter.

4. Les événements à venir

Mon planning ne me semblait pas assez rempli. Je vais aussi participer à des salons du livre et autres dédicaces dans les mois à venir. Il y a très longtemps que je n’ai plus fait ça, et je suis ravie d’avoir l’occasion de revoir à nouveau des lecteurs « en vrai ».
Grâce à l’association des auteurs indépendants du Grand Ouest, dont je fais partie, vous pourrez ainsi me rencontrer :

  • le 25 novembre à Goven
  • le 3 décembre au salon du roman populaire d’Elven

Pour tenir tout cela à jour, j’ai acheté cet année un joli agenda, que j’espère bien remplir comme il se doit. C’est très difficile, en fait, de choisir son agenda. J’aime beaucoup les Bullet Journals par exemple, mais je n’ai pas la patience de les préparer et les remplir convenablement.
J’en profite d’ailleurs pour vous signaler qu’il existe également un carnet d’écrivain pour préparer vos projets d’écriture, réalisé par un autre auteur de la même association. Il peut également vous intéresser.

Et vous, c’est quoi votre méthode pour prendre note de tous vos projets ?

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Vie d'auteur

15 manières d’aider un auteur que vous appréciez

Si vous avez aimé un auteur, un livre, quel que soit son format ou son genre, vous pouvez l’aider. Dans le monde artistique, un peu de solidarité est toujours utile !
Voici une liste de différentes actions que VOUS pouvez réaliser pour aider cet auteur à se faire connaître. Je vous rassure, je ne vous demande pas de toutes les effectuer (même si cela vous offrirait un excellent karma). Mais en piocher quelques-unes, par ci par là, ce sera déjà un extraordinaire soutien.
Et cela vaut d’ailleurs aussi bien pour les auteurs auto-édités que pour ceux édités dans le circuit traditionnel !
aider un auteur

  1. Achetez le livre de votre ami
    Sérieusement, vous n’allez pas me dire que vous n’avez pas quelques euros à consacrer à l’achat de livre auquel il vient de consacrer plus d’heures qu’il n’osera vous le dire !
  2. Offrez ce livre
    À vos amis, à votre famille, à vos collègues (et communiquez-leur cette liste, on ne sait jamais).
  3. N’attendez pas le bon moment pour acheter
    La réussite d’un roman se joue souvent dans les semaines qui suivent sa parution. C’est MAINTENANT que vous pouvez l’acheter. Même si c’est pour l’offrir (en plus, vous étalerez ainsi vos dépenses de noël et votre compte en banque appréciera).
  4. Parlez de ce livre
    Si vous l’avez apprécié, faites-le savoir. Aux gens que vous connaissez. Sur votre profil Facebook. Sur Twitter. Sur Instagram, Snapshat ou autres. Les réseaux sociaux ont envie de savoir ce que vous lisez !
  1. Laissez un commentaire
    Vous êtes capable d’écrire deux lignes de texte pour expliquer en quoi ce livre mérite d’être lu. Ou même deux mots. Alors, faites-le. Sur Amazon ou sur les sites de lecteurs si vous en faites partie. Parce que ce sont ces commentaires qui permettront à d’autres de lire le livre. (c’est une histoire d’algorithme : plus un livre a de commentaires, plus il remonte dans les classements, et plus il est montré).
  2. Partagez
    Si votre ami écrit un article de blog, un post sur Facebook, un tweet… Partagez-le. Ce n’est qu’un simple clic sur un bouton, mais cela peut faire la différence pour lui.
  3. Aidez
    Votre ami n’osera peut-être pas vous le demander. Mais vous avez aussi d’autres moyens de l’aider. En l’assistant pour réaliser une vidéo, en parlant de lui à votre libraire pour organiser une dédicace…
  4. Parlez à votre libraire
    Votre librairie préférée n’a peut-être pas encore le livre de votre ami en rayon. C’est le moment de lui en parler et de lui donner envie d’en commander quelques exemplaires !
  5. Participez
    Commenter les articles de blogs de votre ami ou ses publications sur ses réseaux sociaux l’aident aussi à se faire mieux connaître. Et puis, c’est toujours tellement plus agréable de savoir que quelqu’un a lu ce que nous avons écrit.
  6. Montrez le livre
    N’hésitez pas à le lire en public, à le laisser en vue sur votre bureau… Suscitez la curiosité !
  7. Hébergez votre ami
    Si vous avez réussi à convaincre votre libraire de l’inviter pour une séance de dédicace, facilitez la vie de cet auteur en allant le chercher à la gare et en l’hébergeant. Un bon repas partagé, c’est toujours agréable, non ?
  8. Prenez-vous en photo avec le livre
    Et, bien sûr, partagez cette photo sur les réseaux sociaux. Il n’est même pas indispensable de montrer votre tête !
  9. Partagez des extraits du livre
    Relevez vos phrases préférées dans le livre et faites-les connaître !
  10. Distribuez des goodies
    Si votre ami a fait réaliser des goodies (comme des marque-pages, des badges, des cartes postales…), vous pouvez aussi en distribuer pour lui !
  11. Et, surtout, lisez le livre…
    Après tout, c’est surtout ce que l’auteur attend de vous !
comment j'ai construit votre carnet de gratitude
carnet de gratitude, éditions, Vie d'auteur

Comment j’ai construit votre carnet de gratitude

L’idée de préparer un carnet de gratitude m’est venue simplement en discutant avec mes filles. Elles voulaient aussi pouvoir noter chaque jour ce qu’elles avaient apprécié ou vécu de positif, mais elles avaient du mal à trouver des idées.
J’ai compris qu’elles ne devaient pas être les seules dans cette situation, et le départ était lancé…
comment j'ai construit votre carnet de gratitude

Retrouvez le goût des listes

La mode des bullet journal m’a fait comprendre une chose : en réalité, tout le monde aime les listes. Surtout quand elles sont bien présentées. (oh, d’ailleurs, vous trouverez de jolis exemples de bullet journal sur le compte instagram de la fille au carnet)
Pour ce carnet, j’ai commencé à construire, dans ma tête, des listes de petites choses qui rendent la vie plus belle. Pour la plupart, elles sont évidemment liées à ma propre expérience, mais je pense qu’elles restent assez universelles : une bonne pâtisserie, un moment de qualité avec un ami, un joli paysage…
pge intérieur carnet de gratitude
L’idée, c’était de vous inciter à noter toutes ces petites parcelles d’existence, dans ce carnet, au fil de vos pérégrinations… Vous pourrez ainsi les retrouver à la fin de l’année et vous dire que oui, vous avez vécu un certain nombre de beaux moments pendant les mois écoulés.
Surtout qu’on a souvent tendance à se rappeler surtout les événements tristes, malheureux ou dramatiques… Il est temps que cela change, non ?

Des images toujours plus belles

Proposez des pistes pour remplir votre carnet, c’était déjà une bonne chose. Mais je voulais aussi que ce soit un bel objet, quelque chose que vous ayez envie d’utiliser au quotidien, qui soit déjà beau avant même que vous ne commenciez à y intégrer ce qui vous rend la vie plus belle.
J’ai donc laissé parler mon goût de l’esthétique, pour trouver des images qui correspondent à chaque fois aux thèmes proposés par les listes.
Et de belles images, de préférence. Je vous ai montré dans le précédent article l’une d’entre elles, il y en a d’autres, avec parfois un peu de poésie et de tendresse, souvent beaucoup de douceur…
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Je tenais à ce que vous vous sentiez bien rien qu’en regardant le carnet. J’espère que ce sera le cas.

Je vous offre un peu d’inspiration

Comme je l’ai dit aussi, dans ce carnet, vous trouverez des citations sur la gratitude. Je n’ai pas voulu y insérer des phrases que j’aurais rédigées moi-même, mais plutôt vous montrer que la gratitude est un sentiment universel. Vous y trouverez ainsi des mots prononcés par des personnalités du monde entier, des petites phrases qui devraient vous donner envie de partager ces sentiments à votre tour.

La gratitude est le secret de la vie. L’essentiel est de remercier
pour tout. Celui qui a appris cela sait ce que vivre signifie.
Il a pénétré le profond mystère de la vie.
Albert Schweitzer

Et vous comprendrez alors que remercier la vie, c’est quelque chose qui peut vraiment vous aider à l’améliorer, plus encore que de mieux en profiter.

carnet de gratitude, éditions, Vie d'auteur

Dites merci, ça vous fera du bien !

En tant qu’auteur, j’ai rarement l’occasion de dire merci publiquement. À part à la fin de mes ouvrages, ou dans leurs dédicaces, quand je remercie ceux qui m’ont soutenue, aidée, encouragée, suivie… Mais je n’ai jamais eu à préparer un discours pour les Oscar (heureusement d’ailleurs, je suis sûre que j’oublierais quelqu’un et que je m’en voudrais à vie !)
Dire merci, c’est important, pourtant… Vous savez que vous avez tout à gagner à le faire régulièrement ?
Dites merci, ça vous fera du bien !

Comment la gratitude peut changer votre vie

Il n’y a pas qu’aux êtres humains que l’on peut dire merci (et encore, nous ne le faisons déjà pas assez). Nous pouvons aussi remercier le soleil qui nous réchauffe, le vent qui nous rafraîchit, le livre qui nous a fait rêver… En réalité, remercier l’univers ou qui de droit pour tout ce qui construit nos bonheurs quotidiens, c’est un excellent moyen d’être encore plus heureux. Et même d’améliorer sa santé. Cela a même été scientifiquement prouvé !
D’après une étude de Robert Emmons, un professeur américain, noter chaque jour nos expériences positives, aussi petites soient-elles, procure une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression !
Le pouvoir de la gratitude n’est donc plus à démontrer : cela a déjà été fait !
 

Pourquoi je vous parle de gratitude

Sur ce blog, je vous présente souvent mes avancées en tant qu’auteur, des conseils pour mieux écrire, des détails sur mon parcours… Et bien, la gratitude, c’est un concept que j’ai découvert, que j’ai mis en œuvre… et que j’avais envie de partager avec vous.
Je ne voulais plus me contenter de seulement partager des articles sur le sujet via ma page Facebook, j’avais envie d’aller plus loin. Avec vous. Pour vous.
Et, graduellement, l’envie de vous construire un carnet de gratitude, pour vous aider à mieux vous rendre compte que oui, vous aussi vous profitez de la vie, a pris de l’ampleur…

Ce qu’il y aura dans ce carnet

Pour une fois, je ne vais pas vous raconter d’histoire. Le carnet de gratitude que je vous ai préparé, c’est un outil, pour vous. J’aurais pu concocter quelques contes pour vous démontrer l’efficacité de la gratitude… mais j’avais envie que vous vous appropriiez cet outil en le construisant vous-même. Ce sera donc à vous d’écrire dedans, tout au long des pages que je vous ai réservées…
Mais il ne s’agit pas d’un simple carnet avec une couverture inspirante… J’ai voulu vous aider à trouver des pistes de ce qui vous rend heureux. Parce qu’on oublie parfois de se contenter de l’ordinaire de notre vie : un arc-en-ciel, une glace avec des pépites de chocolat, un fou-rire… Donc dans VOTRE carnet de gratitude, je vous propose des listes thématiques, à remplir au gré de vos envies.
Et comme j’aime les jolies choses, j’ai cherché des photographies et des images qui le rendent plus beau… Ainsi que des citations du monde entier qui vous rappelleront de dire « merci la vie ».

Un petit aperçu sur votre carnet ?

Le carnet de gratitude sera bientôt proposé à la vente… Je vous en reparlerai dès qu’il sera disponible. Mais je n’allais pas vous laisser ainsi sans plus d’informations sur lui. Voici un petit coup d’œil indiscret sur sa couverture et sur une page intérieure…
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Alors, vous aimez ?
Dans les prochains jours, je vous parlerai un peu plus de la manière dont j’ai préparé ce carnet…

De biblioteca, Vie d'auteur

Le Ray’s Day, c’est bientôt !

Le Ray’s Day, voilà un nom qui sonne bien anglophone, n’est-ce pas ? C’est normal, c’est une journée hommage à Ray Bradbury, qui était, comme chacun le sait, un écrivain américain.
Mais c’est surtout une journée que les amoureux de lecture comme vous devraient apprécier…

Pourquoi un Ray’s Day

Ray Bradbury était un auteur prolifique. C’était aussi et surtout un amoureux des livres. Il est décédé en 2012 mais il a eu le temps, avant de marquer l’histoire de la littérature (si vous n’avez jamais lu Fahrenheit 451, vous devez rattraper cette lacune).
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Le 22 août, c’était le jour de son anniversaire. Et certaines personnes ont décidé que c’était aussi une très bonne journée pour se souvenir combien il était agréable de partager ses lectures. C’est ainsi que le Ray’s Day est né.

Ce qui se passe le 22 août

Depuis, tous les 22 août, de nombreux auteurs partagent généreusement des titres. Ce peut être des lectures publiques, des nouvelles offertes gracieusement… La manière de faire partager les textes est laissée à la liberté de chacun. Et de nombreuses découvertes sont à l’honneur sur la page du site dédié. On y trouve de nombreux textes et même des suggestions, comme celle de donner vie à un personnage libre de droits (que je vous invite à découvrir. Jenny Everywhere semble prête à vivre de nombreuses aventures!).
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Ce qui se passera pour moi

Ce 22 août, j’ai décidé d’apporter aussi ma pierre à l’édifice. J’ai donc rédigé une petite nouvelle, entièrement inédite, juste pour cette occasion. Elle constitue en quelque sorte un Prequel à De biblioteca et vous permettra de jeter un petit coup d’œil sur cet univers bien particulier. C’est un peu l’occasion pour vous de lever un coin du rideau et de voir ce qu’il y a de l’autre côté.
Un prequel àDe Biblioteca
Le texte sera offert à tous les abonnés à ma newsletter (si vous n’en faites pas encore partie, c’est le moment de rattraper votre retard en vous inscrivant).
Après il vivra sa vie…

Pour savoir ce que les autres auteurs qui participent à l’événement vous proposent, ne manquez pas le #RaysDay sur les réseaux sociaux. De la lecture offerte, cela ne se refuse pas !

conseils d'écriture

Pourquoi GRR Martin et moi ne sommes pas d'accord !

La différence entre les architectes et les jardiniers de l’écriture

Il y a des nuances qui semblent évidentes pour tous. Après tout, les métiers d’architectes et de jardiniers ne vous semblent pas tout à fait identiques, n’est-ce pas ? L’un trace les plans de futures maisons, l’autre aide les plantes à pousser et à s’épanouir… Pourtant, ces deux dénominations représentent aussi deux versions d’un autre métier, celui d’écrivain.

George RR Martin a dit « J’ai toujours clamé haut et fort qu’il existe deux sortes d’auteurs. En simplifiant, il y a les architectes et les jardiniers. Les architectes créent des plans avant même d’enfoncer le premier clou, ils conçoivent toute la maison : l’emplacement des tuyaux et le nombre de chambres, la hauteur du toit. Ils ont tout prévu, contrairement aux jardiniers, lesquels estiment qu’il suffit de creuser un trou et semer la graine pour voir ce qui arrive. »
Je ne suis pas d’accord avec lui !

architecte ou jardinier ecriture

Comment devenir un véritable architecte de l’écriture ?

Ecrire une histoire, que ce soit une nouvelle, un conte, un roman ou un scénario, c’est toujours avancer dans un univers un peu flou où tout reste à construire.
Certains le découvrent les yeux bandés, d’autres font appel à tous leurs sens pour s’en imprégner complètement, d’autres encore suivent simplement la lumière… Mais il y a aussi ceux qui se refusent à avancer à l’aveuglette.
Ils ont besoin de savoir précisément où ils vont, avec qui, et quels seront leurs obstacles sur la route. Ceux-là ont de fortes chances d’être des architectes.
Un architecte élabore son histoire à partir de plan. Avant de commencer à poser les premières phrases, il construit l’identité de ses personnages, les arcs narratifs, les moments de tension, les révélations… Il sait exactement où il veut emmener ses personnages, et comment il va les y conduire.

Comment construire le plan de son roman

Tous les plans ne se ressemblent pas. Certains seront très succincts : 10 hommes sont coincés sur une île déserte. Ils meurent les uns après les autres. En réalité, le meurtrier est l’un d’entre eux. (tout plan qui rappellerait une histoire déjà connue… le fait expressément)
Ce plan plus que réduit ne satisfera pourtant pas la plupart des architectes. Ils le considéreront, au mieux, comme des fondations.
Partir de ce plan pour l’élaborer avec un peu plus d’éléments constructifs, voilà la tâche à laquelle s’attellera volontiers tout architecte qui se respecte. À l’aide de cette trame, il déterminera les circonstances de chaque décès, les indices laissés sur place à chaque étape, les réactions de chacun des personnages… C’est un peu la fameuse méthode du flocon de neige : vous partez d’une phrase courte, que vous développez peu à peu jusqu’à ce qu’elle devienne véritablement une histoire.
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Une grille à double entrée peut être très utile pour construire ce type d’histoire : une colonne avec les différents événements, puis une par personnage, avec les interactions possibles entre les deux. La méthode des post-its pour faire évoluer l’ordre des actions n’est pas seulement artisanale : elle fournit la modularité nécessaire pour que le scénario n’apparaisse pas trop figé. Les tableaux Excel sont aussi très pratiques pour avancer quand on aime les plans bien structurés (Marieke, de Mécanismes d’histoire, propose le sien en téléchargement)

Ce que ne sera jamais un plan

Un plan ce peut être bien pratique pour planifier son action, pour rassurer ceux qui sont angoissés à l’idée de devoir écrire tout un roman et qui ont besoin de découper ce grand voyage en de nombreuses petites étapes.
Mais un plan n’est jamais :

  • figé : vous devez accepter que, parfois, les personnages n’en font qu’à leur tête. C’est d’ailleurs plutôt signe qu’ils refusent de faire ce que vous aviez prévu pour eux. Cela signifie qu’ils deviennent réellement vivants.
  • fermé : en cours d’écriture, vous continuez à vous nourrir de ce qui vous entoure. Et parfois, vous aurez envie d’insérer dans votre texte des événements ou des objets qui n’y étaient pas prévus. Parfois, ce sera maladroit. Parfois, ce sera une p… de bonne idée ! Alors tentez l’expérience.
  • une histoire : ce qui fait un roman, c’est tout autant l’écriture, que la personnalité des protagonistes, que les événements. Un plan à lui tout seul ne sera jamais suffisant. Considérez-le comme un résumé, voire comme une piste, mais jamais comme un produit fini.

Comment fonctionnent les jardiniers pour l’écriture d’un roman

Un jardinier, c’est par définition une personne qui a beaucoup de patience. Il en faut, pour planter une minuscule graine dans un petit tas de terre et pour espérer la voir se transformer un jour en superbe plante. Il faut aussi beaucoup d’observation, et une attention constante, pour l’arroser quand c’est nécessaire, la libérer des mauvaises herbes, lui apporter de l’engrais en temps voulu… (soit une vision des choses un peu moins restrictives que celle que semble professer l’auteur de Game of Thrones)
C’est un peu la même chose en écriture.
Un jardinier, c’est quelqu’un qui va regarder les prémices de ce qui pourrait être une histoire, et qui décide de lui consacrer son temps et son talent dans l’espoir que cela en deviendra vraiment une. Ce n’est pas toujours le cas, et il peut être parfois très frustrant d’avoir peiné pendant des heures sur ce qui ne sera qu’un brouillon de projet qui finira dans un tiroir.
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Mais, en contrepartie, le jardinier découvre l’univers qu’il décrit presque en même temps que ses lecteurs. Il est entièrement ouvert aux suggestions de ses personnages, il les regarde évoluer sous sa plume, il peut même être surpris de ce qui arrive dans ses pages. C’est presque une relation magique à l’histoire, beaucoup moins formatée que celle de l’architecte (qui prend aussi énormément de plaisir à construire son plan, il faut le reconnaître).

Les avantages des deux méthodes

Chaque méthode a ses défenseurs et ses détracteurs. Pour :

  • l’effet de surprise : le jardinier se laisse surprendre par son histoire, l’architecte décide où il surprendra son lecteur. Dans les deux cas, il s’agit d’être subtil : personne n’a envie de découvrir le dénouement avant la fin.
  • La logique : l’architecte sait très exactement où il va quand il commence à écrire. Si son plan est bien construit et détaillé, il ne devrait pas présenter de contresens ni laisser d’événement dans l’ombre. Cela peut parfois arriver aux jardiniers distraits.
  • Le processus d’écriture : un architecte peut très bien décider d’écrire le chapitre 6 avant le 2. Parce qu’il sait exactement de quelle manière ils s’organisent entre eux. Le jardinier, lui, rédige de manière plus linéaire. En plus, il doit parfois revenir en arrière pour modifier un élément qui ne cadre pas avec la suite des événements.
  • La planification : en sachant dès le départ combien il y aura de chapitres, voire le nombre de pages de chacun, il est beaucoup plus facile de prévoir à quel moment l’écriture du roman sera terminée. Le jardinier, lui, ne sait jamais à l’avance quelle longueur fera son roman (même si l’expérience peut lui en donner une meilleure idée).
  • Le syndrome de la page blanche : ce concept est quasiment banni du vocabulaire des architectes. Ils ne se retrouvent (presque) jamais bloqués sur une scène en se demandant quoi écrire après. Les jardiniers éprouvent parfois plus de difficultés à sortir leurs personnages de certaines situations.

Comment je me définis

Personnellement, j’assume totalement d’être une jardinière. N’en déplaise à GRR Martin (qui, je le suppose, avait prévu dès le départ que la majeure partie de ses personnages ne seraient plus présents à la fin de l’histoire). Tout simplement parce que les rares fois où je rédigeais totalement un plan à l’avance, je n’avais ensuite plus aucune envie d’écrire l’histoire. Elle existait déjà, j’avais l’impression qu’elle n’avait plus besoin de moi.
Pourtant, je trace toujours les grandes lignes de ce qui doit arriver dans l’histoire, quelques événements incontournables, des endroits où il faut passer. Je détaille aussi dans un petit carnet tout l’univers dans lequel se place l’histoire, même si tout n’est pas ensuite retranscrit dans le roman. Je crois d’ailleurs que la plupart des jardiniers ont au moins un petit bout d’architecte en eux !
Mais j’avoue que j’adore me laisser surprendre, découvrir l’histoire presque en même temps que vous (avec quelques indices en plus : je sais qui sont les traîtres, qui sont les véritables amis, quels sont les secrets de chacun… je ne détaille juste pas encore la manière dont ils seront dévoilés). C’est aussi l’une des raisons qui me motivent à prendre mon clavier chaque jour pour continuer à écrire le récit : moi aussi, je veux connaître la suite de l’histoire !

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Trouver les noms de ses personnages, c'est trop facile ?
conseils d'écriture

Trouver les noms de ses personnages, c’est trop fass ?*

J’ai commencé à travailler sur un nouveau roman. Comme toujours, au début, il y a deux choses à trouver. Le titre de l’œuvre. Et les noms des héros.
Pour le titre, je fonctionne par nom de code, depuis quelque temps. Comme avec De Biblioteca. Je sais que ce ne sera pas le titre final, il sera déterminé à la fin de l’histoire, voire au moment de la phase éditoriale (même si c’est dur d’en changer quand on s’est habitué à l’appeler ainsi. Je pense que ça restera son petit surnom familial, juste en famille, entre vous et moi).
Pour les noms des personnages, je me suis rendu compte, après plusieurs échanges sur ma page Facebook, que cela pouvait prêter à débat… Je vais donc vous récapituler ici les discussions qui ont eu lieu, puis ma démarche… et j’élargirai ensuite à ce que VOUS, vous pouvez faire.
Trouver les noms de ses personnages, c'est trop facile ?

Vous pensez quoi de ce prénom ?

Pour certains, le nom des personnages vient avant l’écriture. Pour moi, le personnage se définit d’abord par son caractère, ses actes, puis son apparence et seulement après vient le prénom. Pour mon tout dernier roman (celui sur lequel je travaille actuellement), l’histoire s’imposait tellement à moi que j’ai donc commencé à rédiger en optant à nouveau pour la pratique des noms de code.
Sauf que, très vite, je me suis rendu compte que je bloquais. Les personnages ne parvenaient pas à s’exprimer entièrement, ils étaient comme comprimés dans un costume qui ne leur convenait pas. Ils avaient besoin que je les nomme réellement.
Et j’avoue que j’ai un peu tâtonné pour entendre leur véritable nom. J’ai même fait des sondages d’opinion sur ma page Facebook. Un prénom, en particulier, était plus souvent utilisé pour les garçons, mais c’était une fille, une de mes héroïnes, qui avait envie de le porter. Et une fois ce prénom sélectionné, impossible de lui faire entendre raison et d’en changer !
Je présente donc d’ores et déjà mes excuses aux quelques garçons qui liront un jour un roman dans lequel une fille porte le même prénom qu’eux !

Comment je choisis mes prénoms

Bon, vous aurez commencé à le comprendre, ce sont plus mes personnages qui choisissent leurs noms que moi. Tout comme parfois ils ne font pas ce que j’attends d’eux. C’est qu’ils ont leur caractère, vous savez !
Mais ces prénoms, je ne peux pas les deviner toute seule. Il faut que je les retrouve.
Par exemple, pour ce fameux nom mixte, je cherchais un prénom en rapport avec les pierres, mais qui fasse moins clinquant que Ruby ou Gemma. Dans mes recherches, le nom qui est ressorti avait un rapport avec l’ambre mais était beaucoup plus original. Sa sonorité était exactement celle que je voulais entendre. Le tour était joué. Et j’en vois déjà qui se demande « mais c’est quoi ce prénom ? ». Je vous annonce donc que je dévoilerai la liste des identités de mes nouveaux héros dans ma prochaine newsletter. C’est le moment de vous inscrire !)
Pour trouver mes prénoms, je fouille soit dans des livres de prénoms (celui utilisé lors de mes grossesses et un fascicule de prénoms celtiques ramené d’Écosse comptent parmi mes alliés les plus fidèles) ou je surfe sur internet, en allant d’un mot à l’autre.
Je vais être aussi attentive au son du prénom, qu’à son sens (un peu comme quand on cherche comment nos enfants vont s’appeler, en réalité). Il me faut aussi des noms qui s’adaptent aux circonstances : tous ne peuvent pas être courants. Ou être trop directement reliés à un autre personnage existant (« Chandler est une fille »)
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=p8xC5IPAMmk&w=560&h=315]
Et puis, parfois, je teste un mot, et mes personnages font la grimace. Il ne correspond pas à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. C’est une rude négociation, je peux vous le dire !

Comment vous pouvez choisir les prénoms

Soyons honnêtes : rentrer dans le cerveau d’un auteur, et savoir comment il fonctionne, c’est intéressant. Mais vous avez aussi envie de savoir comment VOUS, vous pouvez trouver les bons prénoms pour vos personnages.
Comment trouver le prénom de vos personnages ?

Suivez des règles de bons sens

Le prénom doit :

  • être cohérent avec l’époque et l’univers de votre texte : un jeune garçon du XVIIIe siècle, en France, ne pourra pas s’appeler avec un prénom américain moderne !
  • Intégrer le fait qu’il a été choisi par les parents du personnage : certes, il correspond à son caractère, mais aussi à ce que ses géniteurs ont voulu pour lui avant même sa naissance.
  • s’inscrire dans un ensemble : les noms donnés à tous les personnages de votre texte ne doivent pas trop se ressembler, sauf si c’est intentionnel (par exemple dans une société où il est interdit aux filles d’avoir un prénom qui ne se termine pas par « ie »). Pensez aussi que les lecteurs ne lisent pas toujours les mots en entier : le cerveau complète automatiquement. Et si les prénoms sont trop semblables (Laura et Lauren), la lecture en sera ralentie et moins agréable.
  • faire partie de l’intrigue : les réactions des personnes qui rencontrent le personnage pour la première fois peuvent faire avancer l’histoire, surtout si son nom est original même pour son cadre de vie.
  • Être facile à retenir comme à prononcer : xzytghfr sonne peut-être très bien pour un extra-terrestre. Ou un robot. Mais vos lecteurs auront peut-être plus envie de s’identifier à lui si vous lui trouvez rapidement un surnom !
  • Faire sens : connaître la signification d’un nom peut vous éclairer sur le personnage, ou sur les intentions de ses parents, ou sur la manière dont les autres le perçoivent… Cela a toujours un impact sur ses réactions.
  • Ne pas être trop connoté. Vous avez vu la pièce ou le film Le Prénom ? Si vous décidez d’appeler votre héros Adolf, soyez sûr de vous !

Utilisez liste et générateurs

Il y a de nombreuses listes existant sur internet : les sites parentaux sont généralement assez fournis. Vous pouvez aussi très facilement vous renseigner pour savoir quels étaient les prénoms les plus populaires en Espagne en 1920, par exemple.
Mais parfois, pour certains univers, il faut aller encore plus loin dans la quête. L’idéal, ce sont les générateurs de prénom qui vous permettent de croiser les données en indiquant vos critères (viking, masculin, composé…). La plupart sont en anglais, mais vous pourrez aisément dénicher quelques pistes sûres : Fantasy name generator, Character name generator ou Behind the name.

Inventez de nouveaux prénoms

Vous êtes auteur, vous avez le droit de tout créer ! Y compris des noms qui n’ont encore jamais existé. Il y a plusieurs techniques pour y arriver :

  • varier l’orthographe d’un nom existant : Mharq ne fait pas du tout le même effet que Marc. Et pourtant, à l’oreille, c’est le même mot.
  • Puiser dans la mythologie.
  • Faire des anagrammes : Thomas devient Shamot. Et cela fonctionne aussi avec des mots qui définissent le caractère de votre héros : Gourmande se transforme en Maude Norg. Et Tom Elvis Jedusort… je n’ai pas besoin de vous en dire plus, je pense ? (si vous bloquez, un petit générateur d’anagramme vous aidera)

Et voilà pour les noms de vos futurs héros !
*Mention spéciale à mes filles, qui m’ont soufflé le titre de cet article (et le livre dans lequel j’ai puisé leurs prénoms comme ceux de mes personnages !)

conseils d'écriture

Une femme qui a des…

Écrire un roman qui présente un personnage féminin fort, ce ne devrait pas être une mission si compliquée à notre époque. C’est du moins ce que je pensais il y a encore peu de temps.
En travaillant sur mes derniers projets, dont Lettres du Kansas (qui vient d’être envoyé en bêta-lecture…), je me suis pourtant interrogée sur la représentativité féminine dans la littérature. Et laissez-moi vous dire qu’il y a encore du chemin à faire !
Créer des personnages féminins

Où sont les femmes ?

Vous croyez que les filles sont bien présentes dans les livres, les films que vous regardez, lisez, ou que vous partagez avec vos enfants ? Et bien, d’un simple point de vue mathématiques, ce n’est peut-être pas si simple. Je sais, il paraît que les filles ne sont pas douées pour le calcul, ça doit être pour cette raison que l’on ne s’est pas rendue compte plus tôt des données suivantes.
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Vous avez vu ces pourcentages ? Même dans les dessins animés où les personnages principaux sont des filles, ce sont encore les hommes qui tiennent le plus le crachoir ! (et après, on viendra nous dire que les femmes sont bavardes !)
Ces chiffres viennent d’une étude réalisée par deux chercheuses américaines. Elles s’y interrogent aussi sur la répartition des rôles (les hommes sont ceux qui ont le plus souvent le droit à la parole) ou sur l’importance donnée respectivement à l’apparence et aux capacités des héroïnes (heureusement, ce dernier point prend de plus en plus de place dans les dessins animés).
Mais cette étude évoque Disney et on est sur un site qui parle de littérature. Alors, qu’en est-il dans les livres ?
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Z1Jbd4-fPOE&w=560&h=315]
Cette vidéo montre comment on peut trier les livres d’une bibliothèque pour enfants… et le peu qui laissent véritablement place à des héroïnes féminines dignes de ce nom.
Une étude récente relayée par Le Guardian relève que, sur 5 000 livres étudiés, un quart d’entre eux ne présentent pas de personnages féminins et moins de 20% des femmes y exercent un métier, contre plus de 80% pour les hommes.
Et ce sont avec ces images que les enfants d’aujourd’hui grandissent…
Inquiétant, non ?

La place des filles dans les livres : une différence entre avant et maintenant ?

Les choses évoluent. J’ai envie de le croire. Dans les ouvrages actuels, ceux destinés à la jeunesse essentiellement, j’ai l’impression que l’on voit de plus en plus apparaître des personnages féminins qui ont un véritable rôle à jouer. Je pense à Divergente, Hunger Games, Oksa Pollock… Maintenant, c’est peut-être juste parce que, en tant que fille, je suis spontanément plus attirée par ces ouvrages.
Je me suis donc demandée si la situation avait vraiment connu une avancée entre les livres que je lisais enfant, dans les années 80, et ceux qui paraissent maintenant.
À l’époque, côté représentations féminines, nous avions :

  • Claude et Annie, du Club des 5. Soit un garçon manqué absolu et une pleurnicheuse. Un peu cliché, non ?
  • Fifi Brindacier. Rebelle, sauvage, un peu folle… Absolument irréaliste mais dont les aventures étaient fascinantes.
  • Alice, Fantômette… Des héroïnes qui résolvent des enquêtes et qui font mieux que les adultes ou les garçons autour d’elles. Ah, ça fait du bien.
  • Dorothy, du Magicien d’Oz, qui est incapable de se débrouiller toute seule…

Et je crains, que, côté personnages principaux avec un minimum d’impact (et de succès, soyons francs), ce soit à peu près tout pour l’époque.
les livres pour filles ?
Donc, oui, de ce point de vue-là, il y a quand même du mieux. Du moins au niveau des romans jeunesse, parce que, du côté des albums, la représentativité des genres ne soit pas encore gagnée. Je vous invite à lire cette page et à parcourir les liens listés pour vous faire une opinion sur la question. Et si vous cherchez des ouvrages à faire lire à vos enfants, vous pourrez puiser dans la liste fournie par Mighty Girl (la liste est en anglais, mais de nombreux titres ont été traduits en français).
Je discutais par ailleurs du sujet avec d’autres personnes récemment (sur ma page Facebook) et certains déploraient que la situation ne soit pas tellement meilleure pour les romans adultes. On se retrouve trop souvent avec des variantes de Claude et Annie… Quel dommage !

Créer des personnages féminins, c’est si difficile ?

Je suis actuellement sensible à ce sujet. Mais j’avoue que ça n’a pas toujours été le cas non plus. Si j’analyse mes romans déjà publiés, je dois bien reconnaître que les filles qui y sont présentées sont souvent en retrait. Même celle de Le Secret du vent, qui a du mal à prendre son destin en mains. Je peux donc déjà dire ce que ne sera plus pareil pour la suite (le personnage central de De Biblioteca est un garçon mais les personnages secondaires féminins ne se laissent pas marcher sur les pieds. Et pour les romans suivants, je vais encore plus loin. Mais il vous faudra attendre encore plus longtemps pour les lire…)
J’ai donc été particulièrement heureuse de lire cet article qui explique, brièvement, comment construire un personnage féminin qui ne soit pas pâlot. En plus du test de Bechdel, qui y est évoqué, il est aussi possible de s’appuyer sur celui de Mako Mori. L’ouvrage doit contenir :

  • au minimum un personnage féminin
  • qui possède son propre arc narratif
  • et dont le but n’est pas d’assister un homme.

Si on en est encore à se poser ces questions, à devoir faire ces tests pour évaluer le potentiel d’une femme dans une histoire, c’est qu’il y a encore un problème sur la représentativité féminine.
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Une héroïne ne doit pas nécessairement se battre contre le monde entier pour valoir la peine que l’on s’intéresse à elle ! Ce qui fera la différence, ce sera une fille (ou une femme) qui est capable de réflexion, qui a des valeurs, mais aussi des failles et qui doit puiser dans sa force intérieure (peu importe la manière dont elle s’exprime) pour avancer au quotidien. Un personnage fort n’est pas celui qui se bat contre une armée, c’est celui qui traverse des épreuves et qui en tire des leçons.
Ah, et cela n’est pas encore évident non plus pour tout le monde mais une fille n’a pas besoin de vivre une romance pour exister ! (bon, ok, ça fait vendre, mais j’aimerais bien un peu plus de livres où l’héroïne décide de rester seule et que cela sonne comme une victoire).
Créer de véritables personnages féminins
 

Rappelez-vous : les lecteurs sont surtout des lectrices. Le nombre de femmes écrivains est exponentiel. On devrait quand même pouvoir faire mieux que de laisser le second rôle aux personnages qui nous représentent, non ?